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géré par Pierre B.

Fiche cavité : Mine de lignite d'Entrevernes

Identification de la cavité Nom commun : Mine de lignite d'Entrevernes
Code : FR-74 (Hte-Savoie)
Marquage :

Developpement : 600 mètres

Secteur : Mines - Carrières
Localisation
Coordonnées non renseignées

Altitude non renseignée




Description de l'entrée :

Cette ancienne mine de lignite, charbon de qualité moyenne, a été exploitée, de manière discontinue, pendant un siècle et demi, sur les communes de Lathuile et d’Entrevernes. Les premiers travaux d’extractions débutent dans l’enthousiasme en 1794 et feront les beaux jours d’Entrevernes pendant une grande partie du 19ème siècle. La mine ferme en 1880, mais les deux guerres mondiales vont provoquer sa réouverture en 1917, puis en 1940. L’extraction, difficile à rentabiliser, cesse définitivement en 1948. Des 10 kms de développement, il ne resterait accessible que le travers-banc très esthétique long de 450 mètres butant sur le filon de lignite mais impossible à parcourir du fait de l’accumulation de CO2. Le creusement de celui-ci a commencé « à la masse » en 1917, lorsque les Aciéries d’Ugine manquaient terriblement de charbon pour l’industrie de guerre. Elle se situait sur le massif du Taillefer, proche de celui du Charbon. Le lignite d’Entrevernes, charbon compact, parfois terreux ou ligneux, est moins riche en carbone que la houille. Il contient plus de matières goudronneuses et de gaz que l’anthracite. Nos aînés disaient qu’en brûlant, il faisait des trous dans le fourneau.
En avril 1794, à l’occasion d’un éboulement aux Mollières, des paysans découvrent une masse noire supposée être du « charbon de terre ». Maître Dunand, ancien châtelain de Lathuile, avertira les administrateurs du district d’Annecy. Ce gisement, long de 12 kilomètres, affleurant le sol à plusieurs endroits, est peu épais. À 999 mètres d’altitude, dans des conditions périlleuses, une première exploitation est entreprise pour l’alimentation d’une fabrique d’armes anneciennes. À cette époque, le charbon était inconnu dans notre région et chacun se chauffait au bois. Par la suite, plusieurs concessions sont accordées : de 1796 à 1812 à messieurs Collomb et Ruphy pour alimenter verreries, fabriques de sulfate de cuivre et de toiles indiennes. La mine compte alors 40 ouvriers, résidant pour la plupart dans les communes environnantes et la production annuelle est de 500 tonnes. De 1819 à 1880, la compagnie Duport est propriétaire d’une fabrique de coton. 1000 tonnes sont extraites en 1835.
Le charbon était transporté par traîneaux (leurs roues à bandages ont laissé des traces sur les pierres de la piste descendant à Lathuile, car il fallait freiner dur !). Il était aussi transporté par chevaux ou par bateaux à voile jusqu’au port du Thou, puis par chariot en direction des forges de Cran. De 1940 à 1948, redémarrage de la mine. Elle sert à alimenter les fours à gaz des industriels. Pendant l’hiver rigoureux de 1940 à 1941, chacun pourra se chauffer au lignite. À Saury, après une dure journée passée au fond, chacun des mineurs pouvait se délasser au Rendez-vous des Gueules noires, café tenu par Thérèse et Marius Peccoud. En 1972, la mine d’Entrevernes fait une dernière fois parler d’elle. Suite à de fortes pluies, à la surprise des habitants, le ruisseau de la Bornette se teinta de noire. Sur le fronteau de la mine, il était gravé : << Mineur, pour les tiens, pense à ta vie>>

( source: le Dauphiné et http://www.aventure-miniere.fr/piwigo/index.php?/category/3 )

 

 

Avertissement : La visite des mines est interdite sauf autorisation des propriétaires, des maires des communes sur lesquelles elles se trouvent. Contrairement aux cavités naturelles parcourues par les spéléologues, qui se sont formées au cours des siècles et se sont stabilisées, équilibrées, la plupart des mines sont récentes et très dangereuses du fait des effondrements de voutes suite à la mauvaise tenue des piliers ou du pourrissement des boisages. Il est préférable de les parcourir avec des personnes connaissant bien ce milieu et les consignes de sécurité à mettre en œuvre.

 

 

Informations à usage interne :

Information réservée aux membres du club

Galerie photos :

Comptes-Rendus des sorties concernant cette cavité :

Date TPST Titre Participants
dim. 17 févr. 20132hOu sont passés les antivols du Vieux CampeurPierre, Patricia

Statistiques de fréquentation de la cavité par le club

Seules les stats depuis 2011 ont une véritable représentativité. Pour les périodes antérieures, il manque souvent beaucoup de compte-rendus.

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